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Rouen 2013

 

Organisé par Robert Kahn, Laurence Macé et Françoise Simonet-Tenant, le colloque ‘L’intertextualité dans l’oeuvre d’Annie Ernaux’ s’est tenu à l’université de Rouen – ville où Ernaux a étudié dans les années 1960. Le programme a mis en lumière la richesse des échos intertextuels et intersémiotiques qui peuplent son oeuvre, comme en témoigne le volume qui en a découlé, Annie Ernaux: l’intertextualité (dir. Robert Kahn, Laurence Macé et Françoise Simonet-Tenant, Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2015).

Présentation de l’éditeur:

L’intertextualité (française et étrangère) dans l’œuvre d’Annie Ernaux constitue le fil conducteur de ce volume. Longtemps, une large partie de la critique universitaire a considéré que l’écriture de la vie, telle que la pratique Annie Ernaux dans un esprit de vérité, était une solution de facilité et de pauvreté, abstraite de toute mémoire littéraire. Il nous a importé de montrer combien le travail constant de la mémoire de la lecture et de l’écriture féconde le processus créateur chez Ernaux. C’est indéniablement une œuvre qui prend ses racines dans un terreau d’influences mêlées, admirées ou combattues, où se mêlent les écrivains glorieux (Proust, Flaubert, Woolf, Camus, les écrivains du Nouveau Roman. . .) et des représentants de la culture populaire. Ce livre renouvelle l’approche critique antérieure en mettant l’accent sur la généalogie complexe d’une œuvre tissée à la fois de textes et de discours de la culture lettrée mais aussi poreuse au marmonnement du monde. L’œuvre d’Annie Ernaux est importante à bien des titres, mais aussi en ce qu’elle réussit le tour de force de s’affirmer comme une voix singulière et universelle grâce à un jeu intertextuel et, plus largement intersémiotique, intense et maîtrisé.